Photographies réalisées en 1999 dans l'agglomération grenobloise et en Isère.
Photographier signifie parfois (et c’est paradoxal) éviter les clichés. En ce qui concerne la communauté maghrébine de l’Isère, j’ai été
vigilant de ne pas tomber dans les pièges que ce reportage pouvait présenter et que l’on rencontre lorsque l’on aborde le thème de l’immigration : regard cynique et cruel avec tendance au
misérabilisme ou, au contraire, excès de valorisation.
En réalité, au fil de mes rencontres et des prises de vues, j’ai laissé de côté la notion de communauté pour ne m’intéresser qu’aux individus
et essayer de percevoir ce qui fait la particularité de chacun. J’ai ainsi fait la connaissance de personnes très dignes, fières des origines mais peut-être encore plus fières de l’appartenance à
une ville, un département et très impliquées dans la société. La plupart des gens qui ont accepté de poser pour ces photographies se sont rendus disponibles, en toute simplicité et ont fait
preuve d'un sens de l'hospitalité qui se fait de plus en plus rare. J'ai pu constater leur volonté de communiquer et leur esprit de tolérance et d'ouverture.
Je remercie sincérement mes modéles d'un jour de m'avoir permis de montrer le visage d'une "communauté", sans partis pris et sans rechercher
le spectaculaire ou le sensationnel, mais avec tout ce qui fait la richesse de la vie de tous les jours.
Ce reportage a été fait pour l'exposition "D'Isère et du Maghreb, mémoire d'immigrés... Pour que la vie continue...", réalisée sous la
direction de Jean-Claude Duclos au Musée Dauphinois à Grenoble en 2000.
Toutes les photographies dans l'album "maghreb"
Photographies réalisées en 1995 à Grenoble et dans l'agglomération.

Pour un photographe, “la photographie peut être une fenêtre ou un miroir”. Pour moi, c’est une fenêtre... qui
pendant plusieurs mois s’est ouverte sur la communauté italienne de Grenoble.

Des lieux, des personnes connues ou anonymes qui ont accepté, avec un mélange de fierté et de modestie, de se laisser transformer en images de
papier.

Mais photographier c’est faire des choix. Choisir des personnages (parmi des milliers possibles), choisir une lumière, un angle de vue, un
cadrage... puis choisir la bonne image parmi des dizaines possibles.

Avec toujours un souci, une ambition : que chaque individu représenté, au delà de sa propre histoire, de sa vie quotidienne ou de son cadre de
travail, devienne un symbole, auquel les lecteurs parfois, pourront s’identifier .

Ce reportage a été fait pour le livre "Les Italiens de Grenoble" sur une idée de Joseph Argento, édité par François Dardelet avec un texte de
Anne-Marie Bianchi.


Toutes les photographies dans l'album "italiens"